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Lundi 8 septembre 2008







Pygmalion était le roi de Chypre. Cette île était particulièrement dédiée à Aphrodite, Déesse de l'amour. Pygmalion était très aimé car c'était un bon roi qui se souciait de son peuple. C'était également un sculpteur réputé pour la finesse de son art. Ses statues étaient si belles et si parfaites qu'on les aurait dit vivantes.
Pygmalion n'avait qu'un seul regret. Il n'avait pu trouver la reine de son coeur. Autour de lui, tellement de mariage se terminaient mal, qu'il avait peur de subir un jour le même sort.
Il s'était donc résigné à rester seul et à ne jamais connaitre l'amour véritable. Il consacrait son temps à créer de belles statues qu'il offait à Aphrodite pour l'honorer.
Un jour son inspiration fut telle, qu'il créa une statue parfaite. Elle était si belle qu'il en tomba désepérément amoureux. Chaque jour, son amour grandit et il la para des plus belles étoffes et des plus beaux bijoux. Il l'embrassait comme si c'était une femme de chair et de sang.
Bientôt ce fut le jour de la fête d'Aphrodite. Tout Chypre se para de ses plus beaux atours et la foule était en liesse. Pygmalion se prosterna aux pieds de celle qu'il servait  avec ferveur et la pria de bien vouloir lui accorder ce que son coeur désirait le plus: qu'elle donnât vie à la belle statue.
Après les célébrations,  Pygmalion retourna dans son palais, plein d'espoir. Peut être sa Déesse l'avait-elle entendue? Peut être qu'en rentrant il trouverait, non plus une statue, mais une femme qui l'acueillerait en lui ouvrant les bras?
Malheureusement, dans son atelier, la belle statue était toujours aussi inerte. Désespéré, Pygmalion embrassait ses lèvres froides, espérant un miracle qui ne vint pas. Alors fatigué et désillusionné, il s'étendit sur un sofa et s'endormit.


Vers le matin, Pygmalion commença à rêver. Tout comme la veille au soir, il embrassait sa merveilleuse statue, mais au lieu de sentir ses lèvres de marbre contre les siennes, il embrassait une bouche douce et chaude. il touchait son corps devenu souple et moelleux. Pygmalion se reculait et découvrait une magnifique jeune femme qui lui souriait et dont les beaux yeux bleus lui renvoyaient son amour.
C'est à cet instant qu'il s'éveilla et s'aperçut que son rêve était devenu réalité. Celle qu'il aimait de tout son coeur avait pris vie et s'approchait de lui les bras ouverts.
Alors Aphrodite apparut au couple enlacé et dit à Pygmalion: "Toi, plus que quiqonque, mérite l'amour. Tu as façonné ton propre bonheur. Voici la reine après laquelle tu as si longtemps soupiré. Aime la bien et protège la."
C'est ainsi que Pygmalion vécut très heureux auprès de sa reine bien aimée et qu'il continua toute sa vie à honorer Aphrodite, la Déesse qui lui avait donné l'amour.




Par Reine - Publié dans : Mythologie
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Samedi 6 septembre 2008


Hadès, frère de Zeus et de Poseïdon, reçut en partage le monde souterrain. Contrairement à Poseïdon qui, toute sa vie, chercha à étendre son territoire, Hadès était très content du monde qu'on lui avait donné.
Après s'être établi dans le monde souterrain, il n'en bougea plus guère sauf pour enlever Perséphone dont il était tombé amoureux.
L'Hadès grec (le monde souterrain portait le nom de son Dieu tutélaire) ne ressemblait pas vraiment à l'enfer du monde chrétien. Tous les défunts y étaient conduits par Hermès, le messager des Dieux. A leur arrivée, on décidait de leur sort suivant la vie qu'ils avaient mené dans le monde des vivants.
De plus, beaucoup de héros visitaient le monde souterrain pour aller y chercher quelque chose ou y subir une épreuve.
On ne sait pas très bien où les grecs situaient l'Hadès mais ce qui est sur, c'est qu'il était entouré par le fleuve Styx. Aussi, quand on mettait un mort en terre, on lui glissait une petite pièce d'argent dans la bouche, car pour accéder au monde souterrain, il fallait payer l'obole à Charon qui était chargé de faire traverser le Styx aux défunts.
A l'entrée de l'Hadès, se trouvait Cerbère, le gardien des portes. C'était un effayant chien à trois têtes. Il n'était pas méchant avec les morts qui passaient devant lui. Par contre il devait empêcher quiconque de sortir du monde souterrain.

Après un long et éprouvant voyage, les âmes arrivaient dans les prairies d'Erèbe et les marais du Léthé qu'ils devaient traverser. Tous ceux qui bubaient l'eau du Léthé perdaient la mémoire, n'avaient plus aucun souvenir et erraient sans fin dans les prairies d'Erèbe.
Ceux qui avaient continué, arrivaient devant Minos, Rhadamante et Eaque qui avaient été choisis pour juger les défunts car leur sagesse était grande.

Suivant leur décision, il y avait trois chemins possibles:
    * Ceux dont il n'y avait rien à dire (la majorité des défunts), qui n'avaient ni offensé les Dieux, ni fait le bien ni le mal au cours de leur vie, étaient envoyés dans la plaine des Asphodèles. Cétait un endroit lugubre et embrumé. Un vent permanent soufflait sur ce paysage désolé. Les âmes n'y étaient pas tourmentées mais elles s'ennuyaient tout simplement.
    * Quelques uns, les grands héros ou ceux qui avaient su plaire aux Dieux par un service rendu ou de nombreux sacrifices, étaient envoyés aux champs Elysées. Là, le soleil brillait, le ciel était bleu, les oiseaux chantaient. Dans les clairières, il y avait toujours une fête en cours, avec de la musique et des danses. Les morts n'ayant pas besoin de repos, passaient leur éternité à festoyer et à s'amuser. De plus, ils avaient droit à une faveur que les défunts de la plaine des Asphodèles auraient bien apprécié: ils pouvaient, s'ils le souhaitaient retourner dans le monde des vivants. Etant parfaitement heureux, bien peu le faisait.
     * Enfin, ceux qui avaient offensé les Dieux ou qui avaient commis des actes de violence, étaient envoyés au Tartare. Tout comme l'enfer chrétien, c'était le lieu de la damnation éternelle et des tourments sans fin. Certains pensionnaires de ce lieu d'horreur sont célèbres. Ainsi Tantale, roi de Lydie, avait été condamné à souffrir de la faim et de la soif car il avait, au cours d'un banquet, présenté le cadavre de son fils à ces invités pour voir s'ils feraient la différence avec un animal. Aussi, il était suspendu près d'un pommier dont il ne pouvait attraper aucun fruit. A ses pieds, coulait une source d'eau fraîche, trop éloignée de ses mains pour qu'il puisse boire une goutte d'eau.
Un autre était Sisyphe. Fils d'Eole (Dieu des vents), et roi de Corinthe, il avait enchaîné la mort, si bien que pendant longtemps personne ne mourrut sur terre. Arès (Dieu de la guerre) fut chargé d'aller la délivrer. Pour cette raison et pour bien d'autres car il était très cruel, Sisyphe fut condamné à pousser éternellement un rocher en haut d'une montagne. Dès qu'il arrivait en haut, le rocher retombait et il devait recommencer.
Enfin, également très connues, les Danaïdes devaient remplir d'eau un tonneau percé. Elles avaient été condamnées à ce tourment car elles avaient toutes tué leur époux pendant leur nuit de noce.

Tels étaient le trois chemins que les ombres suivaient selon leur sort et la vie qu'elles avaient mené.




Par Reine - Publié dans : Mythologie
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Mercredi 3 septembre 2008


Quand Eros fut parti, Psyché pleura puis se consola en se disant que le soir même son amant reviendrait. Mais les jours et les nuits se succédèrent et Eros ne revint pas.
Désespérée, Psyché implora alors Aphrodite, déesse de l'amour de lui rendre celui qu'elle aimait.
Mais les Dieux n'avaient pas le pardon facile et Aphrodite n'avait pas oublié l'affront que lui avait fait subir Psyché.
"L'homme que tu aimes est mon fils, Eros, lui dit-elle.  Il est possible que je puisse le ramener auprès de toi mais il faudra d'abord que tu fasses tout ce que je te dis."
Psyché accepta avec reconnaissance ne se doutant pas que, par vengeance, Aphrodite allait lui donner des épreuves irréalisables.
La Déesse la conduisit dans un grenier et lui montra un énorme tas de grains. "Vois ce grain, lui dit-elle, il est inutilisable ainsi. Fais en trois tas en séparant le blé, le seigle et l'orge. Reviens me voir quand tu auras fini."
Psyché se mit à l'ouvrage, pleine d'espoir, mais très vite elle se rendit compte qu'il lui faudrait un temps infini pour arriver au bout de cette tâche. C'est alors qu'une colonne de fourmis s'avança vers elle et très vite, les insectes se mirent travail et finirent de trier le grain avant le nuit. Psyché courut retrouver Aphrodite qui, si elle était dépitée que Psyché ait fini sa tâche, n'en montra rien.
Le second travail était tout aussi surprenant. Psyché devait se rendre dans le monde souterrain et ramener "un coffret d'amour" à Aphrodite.
Après un voyage éprouvant, elle arriva devant Perséphone, la Reine du monde souterrain. Cette dernière lui remis le coffret tout en lui expliquant qu'elle ne devait sous aucun pretexte l'ouvrir. Bien évidement, pendant le voyage de retour, Psyché se demanda ce que pouvait bien contenir un coffret d'amour! Peut être un philtre magique qui lui rendrait l'amour d'Eros? Bientôt la tentation de savoir fut plus grand que sa peur.
Malheureusement, le coffret contenait le sommeil éternel.
Dès que Psyché l'eut ouvert, ses yeux se fermèrent, elle tomba sur le sol et s'endormit.
On raconte que longtemps après, Zeus eut pitié d'elle. Il la réveilla et l'emmena sur l'Olympe pour qu'enfin elle retrouve Eros.




Par Reine - Publié dans : Mythologie
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Lundi 1 septembre 2008


Eros était le fils d'Aphrodite et donc il était le Dieu de l'amour. Souvent représenté comme un petit enfant, c'était en fait un beau jeune homme. Tous ceux qui étaient touchés par l'une de ses flèches tombaient amoureux de la première personne qu'ils voyaient.
Un jour, sa mère l'appella et lui demanda: "Dis moi mon fils, suis-je toujours la plus belle? Est-ce que je vieilli?" Très surpris, Eros lui répondit: "Mère, tu es toujours la plus belle femme du monde. Pâris t'a choisi et t'a offert la pomme d'or devant Héra qui est la Reine des Cieux et Athéna qui est aussi belle que sage". Aphrodite satisfaite sourit et lui dis: "Je ne doutais pas vraiment de ta réponse mais il semble qu'une jeune humaine du nom de Psyché ne soit pas d'accord avec toi. Elle semble penser qu'elle est plus belle que moi, qu'elle est le soleil quand je ne suis que la lune, ma lumière palissant devant la puissance de son éclat. Il faut donner une leçon à cette simple mortelle. Tu vas la rejoindre et lui décocher une de tes flèches en t'assurant que le premier être qu'elle verra soit particulièrement hideux".
Eros n'était pas très heureux de cette mission, mais il ne pouvait désobeir à sa mère. Aussi, il descendit auprès de Psyché. Seulement quand il la vit endormie, il fut si ébloui de sa beauté qu'il trébucha et se blessa avec une de ses flèches. Il tomba alors irrémédiablement amoureux de Psyché.
Seulement, il ne fallait pas qu'Aphrodite l'aprenne. Et comme il savait que les femmes ne peuvent s'empêcher de bavarder, il décida que Psyché ne devrait jamais savoir qui était son amant. Il la transporta endormie chez lui et quand la nuit fut tombée, il alla la rejoindre dans le noir et lui dit: "Notre amour sera plus grand que tous ceux qui ont éxisté à ce jour. Viens à moi et tu seras comblée. Mais pour que notre amour dure toujours, tu ne dois pas voir mon visage. Fais moi confiance."
Ainsi, chaque nuit, Eros rejoignait Psyché et ils s'aimaient fougueusement. Chaque matin, avant que le jour ne se lève, Eros repartait et laissait Psyché seule.
Au début tout alla bien mais très vite, les amies de Psyché mirent le doute dans son esprit et elle se demanda pourquoi elle ne devait pas voir le visage de celui qu'elle aimait plus que tout. Peut être était-il monstrueux? Il fallait qu'elle sache. Aussi quand la nuit suivante, Eros se fut endormi, elle se leva et alla chercher une lampe à huile. Elle put enfin contempler le visage de son aimé. Comme il était beau! Ses amies avaient tort et elle aurait du lui faire confiance. Elle allait éteindre la lampe quand soudain une goutte d'huile tomba sur le bras d'Eros, le réveillant. Il se leva, la regarda une dernière fois et s'en alla sans dire un mot.





                                                                                                     to be continued...

Par Reine - Publié dans : Mythologie
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Samedi 30 août 2008
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Apollon, frère jumeau d'Artémis, était un musicien raffiné, réputé pour la pureté de ses mélodies et le toucher délicat de ses doigts sur les cordes de sa lyre. Pour autant, il était aussi cruel et orgueilleux que ses soeurs Athéna et Artémis.
Aussi, quand il entendit parler d'un certain Marsyas qui tirait de sa flûte une musique plus belle que la sienne, il devint jaloux et décida de le punir.
Il convoqua Marsyas et lui proposa de se mesurer à lui. Simple d'esprit ou plus vraisemblablement effrayé, le satyre n'osa refuser. Les muses devaient être les juges de ce concours et après qu'ils eurent tous les deux joué leur plus belle musique, elles se consultèrent. Malgré toute leur sagesse, elles ne purent les départager. Contrarié, Apollon proposa alors qu'ils retournent leur instrument et qu'ils jouent une autre mélodie, ce qui était très rusé, car lui même, après avoir retourné sa lyre, se mit à jouer une magnifique musique. Par contre, le pauvre Marsyas ne put tirer aucun son de sa flûte quand il l'eut pris à son tour à l'envers.
Apollon fut donc déclaré vainqueur et le satyre Marsyas paya sa candeur d'un prix très élevé. Montrant toute sa cruauté, Apollon le fit écorcher vif et cloua sa peau à un pin près d'une rivière qui porte depuis son nom.
Tout comme son père, Apollon était grand amateur de femmes et il eut de nombreuses conquêtes féminines.
Un jour qu'il se promenait dans la campagne, il aperçut la nymphe Dryope qui, avec ses compagnes, gardait un troupeau de mouton. Ebloui par sa grande beauté, Apollon se demanda comment l'approcher sans l'effrayer. Il se changea alors en tortue et s'avança vers les jeunes filles. L'apercevant, Dryope la prit dans ses bras et déclara qu'elle lui appartenait. Aussitôt, Apollon se transforma en serpent. Toutes les jeunes filles s'enfuirent en hurlant et Dryope, comme l'avait espéré Apollon, s'évanouit. Quand elle s'éveilla, elle était dans les bras puissants d'un beau jeune homme qui l'embrassait. Bien sur, elle ne résista pas et devint sa maitresse.
Une autre fois, il tomba amoureux de Coronis, princesse de Thessalie. Coronis aimait Iskis mais cela n'empêcha pas Apollon d'en faire sa maitresse. Ils eurent un enfant qu'ils appelèrent Asclépios et qui devint un grand médecin. Pour surveiller celle qu'il aimait quand il devait partir au loin, Apollon laissait un corbeau blanc auprès de Coronis. Cette dernière aimait toujours Iskis et un jour elle devint son amante. Le corbeau blanc vola à tire d'ailes pour annoncer à Apollon la mauvaise nouvelle. "Mauvais oiseau, s'emporta Apollon, Tu n'as pas assez surveillé Coronis. Tu ne m'as pas prévenu assez tôt. En paiement de ta négligeance, toi et toute ta descendance, vous serez aussi noirs que la plus sombre des nuits et les hommes vous chasseront car vous serez des oiseaux de mauvais augure". A peine avait-il prononcé ces paroles que les plumes du malheureux oiseau passèrent du blanc au noir le plus profond.
C'est ainsi, qu'aujourd'hui encore, les corbeaux portent sur leur plumage la malédiction d'Apollon.




Par Reine - Publié dans : Mythologie
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